Back to top

Le papier : un substitut renouvelable aux autres matières

Le papier : un substitut renouvelable aux autres matières
Renee Yardley
14 mars 2019

Mesurer l’impact environnemental de nos sociétés modernes

Le paysage médiatique contemporain nous donne accès à une quantité sans cesse croissante d’information, de sorte que nous sommes de plus en plus conscients de l’impact de l’activité humaine sur l’environnement. À ce chapitre, les données les plus récentes fournies par l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) révèlent qu’on produit aux États-Unis plus de quatre livres de déchets par jour, par personne.

Or, les consommateurs d’aujourd’hui se montrent soucieux de faire des choix plus durables au quotidien. Comme le prouve un rapport publié par Nielsen en 2018, 81 pour cent des consommateurs sondés à l’échelle mondiale sont fermement convaincus que les entreprises devraient contribuer à la protection de l’environnement.

Les entreprises se positionnent contre les matières synthétiques

Devant l’impact dommageable des matières synthétiques sur notre planète (par exemple, l’expansion constante de la Plaque de déchets du Pacifique) relayé dans les médias, les consommateurs expriment aujourd’hui leurs préoccupations quant à leur surutilisation au quotidien. Plusieurs sociétés internationales, y compris des géants tels que Samsung, Walmart et Ikea, se sont engagées à réduire leur empreinte environnementale en limitant la quantité de matières non renouvelables dans leurs produits.

Pour répondre à une demande de plus en plus pressante pour des emballages faits de matières renouvelables, dont le papier, certaines des plus grandes marques au monde ont pris l’engagement de remplacer les matières synthétiques de leurs produits, soit en proposant de nouveaux modèles d’emballage comme l’ont fait Nestle et PepsiCo avec Loop, ou encore en développant des partenariats stratégiques comme ceux de McDonald’s et Coca-Cola avec Closed Partners, ou de Starbucks avec Fibres Sustana.

Matières renouvelables et économie circulaire

De plus en plus de consommateurs militent en faveur d’une économie circulaire, qui vise l’utilisation de matières renouvelables, ainsi que la revalorisation et le recyclage de matières existantes, dans la fabrication de nouveaux produits. L’économie circulaire permet de créer de nouveaux produits à partir de produits existants, et d’ainsi limiter les ressources naturelles requises dans le processus de fabrication et l’impact environnemental de ce dernier. L’économie circulaire s’oppose à l’économie linéaire, soit le modèle traditionnel qui nécessite l’extraction de ressources pour assurer la fabrication de nouveaux produits.

Une étude sur les matières renouvelables menée en 2018 par l’Institut de recherche environnementale de la Suède a révélé que l’impact environnemental du papier est inférieur à celui des autres matières à l’étude sur l’ensemble de son cycle de vie, de l’approvisionnement en matières premières à la production, jusqu’à la gestion des déchets.

Lorsqu’il fait l’objet d’un approvisionnement responsable, le papier provient de forêts aménagées de façon durable, qui sont continuellement renouvelées, ou encore du recyclage. En effet, le papier peut être réutilisé jusqu’à sept fois dans la fabrication de nouveaux produits. Les fibres recyclées post-consommation (comme celles utilisées dans les produits Rolland) incarnent parfaitement l’économie circulaire : selon une analyse du cycle de vie réalisée par la firme de recherche et de consultation AGÉCO, les procédés industriels utilisés par Rolland sont associés à une empreinte environnementale moindre que les autres manufacturiers de papier en Amérique du Nord.

Le ramassage et le recyclage du papier sont beaucoup plus écoénergétiques que la production de fibres vierges, et le papier est l’une des matières les plus recyclées au monde : selon un rapport de l’American Forest & Paper Association, 96 pour cent des Américains ont accès à un programme communautaire de recyclage du papier.

Non seulement la production, le transport et le recyclage du papier sont moins énergivores, mais cette matière se biodégrade plus rapidement et plus efficacement en fin de vie que les matières synthétiques.

Impossibles à recycler efficacement et peu biodégradables, les matières synthétiques peinent à s’inscrire dans l’économie circulaire. Pour adopter une approche aussi durable que possible, les fabricants qui doivent utiliser des matières synthétiques peuvent (comme plusieurs l’ont déjà fait) limiter la création de produits à usage unique, utiliser des matières pouvant être recyclées efficacement et réutiliser les matières existantes lorsque possible.

Durabilité et avenir de la production du papier

Si la production du papier est associée à un impact environnemental limité, les procédés de recyclage demeurent toutefois complexes et l’industrie dans son ensemble est en cours d’évolution. Les réglementations gouvernementales, la demande du marché et les normes de recyclage peuvent avoir une incidence sur la durabilité du papier. Cependant, la facilité de recyclage, les innovations dans le domaine manufacturier et les initiatives gouvernementales visant l’amélioration des procédés de production (par exemple, les projets REMADE) suggèrent que la fabrication du papier est vouée à devenir encore plus durable à l’avenir. 

Tant que nous continuerons de substituer les matières synthétiques par du papier dans nos systèmes de consommation, nous réduirons toujours davantage notre impact environnemental global en tant que société. Les matières renouvelables telles que le papier contribueront sans aucun doute à céder le pas à un avenir plus vert.